Jean-Michel BAYLET « salue la victoire historique de Barack OBAMA »

Posté par prgbrest29 le 7 novembre 2008

JM Baylet


Jean-Michel BAYLET, Président du Parti Radical de Gauche, salue la victoire historique de Barack OBAMA comme celle de la générosité, de la fraternité et de l’espoir de paix dans le monde.

Après huit ans de présidence BUSH l’attente est forte d’une Amérique réconciliée avec elle-même et avec les autres nations, a-t-il souligné.

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Taubira: “Obama n’a pas gagné grâce à un CV anonyme!”

Posté par prgbrest29 le 7 novembre 2008

christianetaubira

Propos recueillis par Alice POUYAT leJDD.fr

La députée de Guyane et membre du Parti radical de gauche Christiane Taubira se félicite de l'élection d'un Noir à la Maison blanche. Pour qu'un phénomène similaire arrive en France, elle appelle les minorités françaises à s'imposer dans le débat et les partis politiques, sans compter sur la discrimination positive.

Comment avez-vous accueilli l'élection de Barack Obama? 

J'avoue avoir été assez étonnée par l'engouement de la presse pour Obama lors des vingt-quatre dernières heures car je suivais le candidat depuis longtemps et le résultat me paraissait plié depuis quatre ou cinq mois déjà. Bien sûr, j'ai eu quelques frayeurs, je redoutais un”effet d'octobre” (october surprise, ndlr), un évènement inattendu qui aurait renversé les sondages. Je ne partage pas toutes ses idées, mais j'ai cru en lui. Pas parce qu'il est noir mais parce qu'il a une étoffe de chef d'Etat, loyal, responsable. Il ne se positionne pas au dessus des Américains, mais à leurs côtés. Il est dans une logique d'inclusion. Regardez d'ailleurs son discours de victoire: c'est extraordinaire! A peine élu, cet homme est parvenu à dire aux gens qu'ils allaient devoir surmonter un tas d'épreuves ensemble tout en se faisant acclamer. C'est un vrai leader.  

Comment un Noir a-t-il pu entrer à la Maison blanche? 

Je crois qu'il s'est passé quelque chose aux Etats-Unis pendant la campagne. Obama a réussi à mettre en débat ce qu'on appelle là-bas la “racial issue”, la question raciale. Il l'a abordée de front et avec courage dans son discours de Philadelphie - que j'ai relu dix fois et que je connais par coeur. Il n'a pas éludé les polémiques liées à sa couleur de peau, ni la discrimination positive et les rancoeurs qu'elle soulève aux Etats-Unis. Ceci a été possible car lui-même n'a pas de problème avec son identité métisse. Il n'a connu ni la ségrégation, ni le combat pour les droits civique. Il appartient à une autre génération. Je crois que cette campagne a permis à l'Amérique d'entrer dans une ère post-raciale. 

Que manque-t-il pour que cela arrive en France?  

Cela n'arrivera pas à la prochaine présidentielle. D'abord parce que la désignation des candidats se fait de façon moins populaire qu'aux Etats-Unis où de vraies primaires sont organisées dans chaque parti. Pour changer la donne, il faudrait que la France reconnaisse que la couleur de peau pose problème dans notre société. Le débat est plus difficile chez nous, car nos colonies étaient lointaines, alors que l'esclavage a eu lieu sur le sol américain. Il faut ensuite que les élites cessent de se reproduire entre elles en se donnant bonne conscience avec la discrimination positive, à laquelle je ne crois pas. Obama n'est pas arrivé à la Maison blanche grâce à un CV anonyme! Comme lui, il faut se battre pour se faire accepter, entrer dans les partis, imposer le débat et refuser ensuite d'être affecté uniquement à des postes comme la lutte contre les discriminations. Il n'y a pas en France de mécanismes irrépressibles qui empêchent de réussir. L'égalité doit être imposée par la société, elle n'est pas le fait du Prince.

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Baylet réclame une commission d’enquête

Posté par prgbrest29 le 11 octobre 2008

Source : lenouvelobs.com - 10.10.2008

Le président du Parti radical de gauche dénonce “les pressions judiciaires qu'exercent la société qui commercialise les armes Taser sur les responsables politiques français”, dont Olivier Besancenot puis Martine Aubry ont fait les frais.

Le président du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet (Reuters)

Le président du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet (Reuters)

Après que l'importateur français du Taser s'en est pris mardi à la maire PS de Lille Martine Aubry, qui avait évoqué la dangerosité de l'arme, le sénateur Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), a demandé vendredi 10 octobre la création d'une commission d'enquête parlementaire ce pistolet à impulsions électriques.
“Les pressions judiciaires qu'exercent la société qui commercialise les armes Taser sur les responsables politiques français qui s'interrogent sur la dangerosité de ces matériels deviennent parfaitement inadmissibles dans une démocratie”, déclare Jean-Michel Baylet dans un communiqué.

“Compte-tenu de la gravité de faits qui font polémique, je réclame la constitution d'une commission d'enquête parlementaire sur la dangerosité et l'utilisation des Taser”, ajoute-t-il.

Aubry et Besancenot dans le collimateur

L'importateur français du Taser, SMP Technologies, a annoncé mardi avoir sommé par huissier Martine Aubry de s'expliquer après ses déclarations sur “le danger” de cette arme qui aurait fait selon elle “290 morts en Amérique du Nord”.
SMP Technologies a par ailleurs assigné en diffamation Olivier Besancenot et le Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'Homme (RAID-H), pour avoir aussi affirmé que l'arme avait causé des morts aux Etats-Unis. Le procès du porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire devrait avoir lieu le 20 octobre à Paris devant la 17e chambre civile.

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Bon on fait quoi, maintenant?

Posté par prgbrest29 le 11 octobre 2008

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Sans acharnement, constatons que : les “leaders” de la droite sont perdus, la ministre de l'économie et des finances  ne sait plus quoi dire, ni que faire. La crise  aura eu le mérite de permettre à l'omni-président de respirer le grand stress des situations difficiles et sûrement de prendre son pied. Mais n'est pas Napoléon, Roosevelt, de Gaulle ou Churchill,  qui veut. Et aujourd'hui finit de jouer avec la Rolex…

Jean-Claude Trichet serait-il arrivé à résipiscence ? Il convient, aujourd'hui qu'il faut baisser les taux de la Banque Centrale Européenne. Cela devrait aider les grandes banques à freiner la descente aux enfers du Krach. Les bourses s'affolent !  Mais comment peuvent réagir les bourses quant toutes les certitudes volent en éclat ?

Enfin, les yeux se déscillent . Nous vivons durement la réalité :  le libéralisme est nu. Les marchés sans règle, sans éthique, conduisent au chaos. Et le monde n'a pas besoin de multiplier les sources de chaos.

Que fait-on ?

D'abord parler vrai au citoyen, c'est une crise considérable que nous commençons à vivre. Il est clair que  tout le monde va en souffrir à un moment ou à un autre. Et les citoyens le savent déjà, ils ont vu venir les temps difficiles depuis les dernières élections  présidentielles.   Ensuite, il faut supporter les PME et PMI, les artisans. Sanctionner toutes les entreprises qui ont ou vont licencier pour augmenter les dividendes versés aux actionnaires. Arrêter les  dégraissages inconsidérés de ces dernières années dans la fonction publique - fermez une caserne, un hôpital, un tribunal et voyez les dégâts sur l'activité économique et sociale des viles petites et moyennes - l'expérience est là. Lancer des grands travaux dans ou prés des banlieues difficiles - pour stabiliser ces secteurs en attente de considération. Keynes n'est pas démodé n'en déplaise aux néo-libéraux en déconfitures. Travailler sur la solidarité nationale pour resserrer les liens entre les citoyens. Voeux pieux ? Peut-être, mais il y a une opportunité à saisir. Et puis encadrer les prix à la consommation pour freiner l'inflation. Ce serait mieux que la grande distribution le propose d'elle même ; qu'elle arrête, aussi, de tricher et de camoufler ses augmentations de prix.

Enfin relire la pensée radicale…. de gauche.

Jean-Pierre Bernard - PRG 29

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Le Radicalisme de Gauche

Posté par prgbrest29 le 11 octobre 2008

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Le PRG est à gauche du fait de ses idées progressistes et son refus de tous les conservatismes porteurs d'inégalités. Pour lui la première légitimité de l'Etat est de protéger l'individu contre toute domination. Il doit être aussi un instrument de mobilisation de la société et empêcher les intérêts particuliers de se muer en nouvelles féodalités.

Historiquement, sa filiation est celle des républicains sociaux, réformistes et laïques, héritiers de la pensée des Lumières et du socialisme utopiste français. Ils se reconnaissent dans la vision de l'histoire de Condorcet et des idées mutuellistes, fédéralistes et sociales de Proudhon. Le PRG défend les valeurs d'une gauche de l'individu sans concession à l'égard de la pensée marxiste, révolutionnaire et collectiviste.

La doctrine des radicaux vise l'émancipation des individus par la libre association, l'initiative privée et le respect des Droits de l'Homme. Le libéralisme de gauche qu'ils revendiquent concerne les libertés publiques et la libre entreprise économique. Les radicaux pensent que l'Etat républicain doit, non pas égaliser les conditions de vie des hommes vivant en société, ce qui est propre à la pensée communiste et socialiste, mais agir fermement pour l'égalité des chances. Cela passe par la dissolution des avantages hérités, privilèges et positions dominantes en matière économique et culturelle.

En cela, le Radicalisme est à l'opposé de la droite conservatrice qui confond égalité des chances et concurrence inégale. La puissance publique doit agir pour neutraliser les avantages hérités dont les uns se servent pour dominer les autres ; son rôle est autant d'assistance et de redistribution que de mobilisation pour mettre à la disposition de chacun les moyens de son autonomie.

Le Radicalisme reconnaît en tout individu un capital humain irremplaçable à qui la société doit donner toute ses chances : connaissance, épanouissement, bonheur. L'école a pour eux cette mission éducatrice et formatrice essentielle. Les radicaux croient au progrès et aux lumières de la raison. Ils sont profondément démocrates et veulent une société politique fondée sur un socle de valeurs laïques et humaines fortes. Ils récusent comme des régressions toute forme de communautarisme ou corporatisme.

La priorité de l'engagement des radicaux de gauche aujourd'hui est l'épanouissement des individus dans une société organisée de façon solidaire, plus juste et pleinement démocratique. Cela passe par de nouvelles institutions, une nouvelle République, la restauration d'une morale publique, et des mécanismes de redistribution qui protègent les fruits du travail des hommes. Ils aspirent à une Europe puissance, solidaire et plus démocratique. Ils rêvent d'un monde mieux conduit par les organisations internationales garantissant la fraternité et la paix entre les hommes.

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Le groupe de liaison et d’échange de la gauche

Posté par prgbrest29 le 3 octobre 2008

 

Le groupe de liaison et d’échange de la gauche s’est réuni, le 1er octobre, dans le cadre de ses rencontres mensuelles.

Le débat a porté sur la gravité de la situation économique et sociale dans le contexte de la crise que traverse le monde et qui marque l’échec d’un système : celui de la finance dérégulée.

Les quatre partis présents (PS, PCF, PRG, MRC), ont décidé d’exiger du gouvernement l’organisation d’un débat parlementaire dans chacune des deux Assemblées.

En outre, nos partis ont confirmé l’organisation d’un forum public, premier d’une série sur les sujets majeurs posés à notre pays.

Cette réunion se tiendra à partir de 18h le 21 octobre et traitera de la crise financière et ses conséquences économiques et sociales tant pour les particuliers que les entreprises.

Enfin les partis de gauche ont souligné l’importance de la mobilisation syndicale du 7 octobre et souhaitent qu’elle remporte un grand succès.

La délégation du PRG était composée de Jean-Michel BAYLET, Yvon COLLIN, Sylvia PINEL, Patrick MOLINOZ, Elisabeth BOYER et Thierry JEANTET.

Télécharger la déclaration commune
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Refondation de la gauche

Posté par prgbrest29 le 3 octobre 2008

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Jean-Pierre Chevènement a adressé dans le courant du mois de juin 2008, cet appel à une refondation de la gauche aux responsables du Parti socialiste (François Hollande), du Parti communiste (Marie-George Buffet) et du Parti radical de gauche (Jean-Michel Baylet).

Il réitère son appel à débattre de ce texte.

Source: mrc-france.org

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La solidarité nationale et les vertus de la réglementation et de la régulation

Posté par prgbrest29 le 3 octobre 2008

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Ca y est, les choses sont claires, sauf pour les membres du gouvernement et certains de l'UMP qui tortillent de l'arrière train lorsqu'on en parle, nous sommes entrés dans une période de récession.

Il n'y a pas lieu de s'en réjouir, car inévitablement les contribuables vont devoir éponger, peu ou prou, les dettes des “risquetous et rapetous” de la finance.

Ceci dit que fait-on?

Politiquement, il apparaît nécessaire qu'un engagement ferme soit pris pour protéger les plus faibles. En effet, pourquoi ceux qui n'ont pas grand chose et parfois n'ont même rien devraient payer encore?

Il ne s'agit pas, non plus, de fermer les yeux sur les imprudences des financiers, ils doivent participer plus que les autres au sauvetage de la situation, c'est aussi à ce prix qu'ils répareront leurs erreurs, qu'ils pourront conserver un peu de crédit pour défendre un capitalisme pouvant devenir raisonnable. Ce qui veut dire que les bénéficiaires des produits de la spéculation et de la fortune devront être taxés. Et cela doit passer par le parlement.

Le PRG s'honorerait de faire des propositions en ce sens à l'Assemblée nationale. Après tout, il a contribué à faire évoluer la constitution pour donner plus de sens et de pouvoir à l'action des élus.

Dans cet esprit on pourrait alors parler de “solidarité nationale”, pas autrement. Ce serait la Première étape.

Une autre étape s'impose, celle de rappeler à la raison les thuriféraires du libéralisme à tous crins, de la commission européenne et du parlement européen.

Désolé de le rappeler, mais c'est bien ce modèle là qui est en train de prendre la plus grande gamelle de tous les temps car aujourd'hui disons-le , le” Krach de 1929″ est largement dépassé, du fait de la mondialisation.La Russie d'aujourd'hui a beau jeu de se moquer du régime “libéral américain”.

L'assemblée européenne est le champ de cette manoeuvre, où il serait bon de rappeler les vertus de la réglementation et de la régulation qui protégeraient les plus faibles. Le citoyen européen pourrait alors croire à l'Europe.

En passant, mesurons la fragilité intrinsèque de l'Europe aujourd'hui.

Les élus ont un rôle à jouer. Ceux du PRG  doivent aller au charbon, il est temps de retrousser les manches des costumes trois pièces.

JP Bernard - PRG29 

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Non, non, le capitalisme financier n’est pas mort ! On va le réanimer !

Posté par prgbrest29 le 3 octobre 2008

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Après le “rapport Attali”, voici la petite phrase de Jacques… Attali, reprise dans Ouest-france et prononcée sur France-inter :

“Ce n'est pas du tout la défaite du capitalisme financier. Il a empoché ses bonus et, maintenant, il fait payer ses pertes par les contribuables” a-t-il dit.

Est-ce une boutade ? Une vérité ?

On s'accorde à dire que c'est un homme d'une grande intelligence, c'est sûrement vrai. C'est aussi un personnage, me semble-t-il, un peu cynique, après tout ne cherchait-il pas, il y a peu, l'onction de Sarkozy pour faire passer  “ses idées” dont une grande part devait servir le capitalisme ?

Mais peut-être ai-je mal lu son rapport et pas très bien compris les réactions plutôt vives d'une partie de nos concitoyens.

Qu'importe, il a refait parlé de lui avec probablement un fond de vérité…

Et les contribuables vont certainement financer, qu'ils le veuillent ou pas, les pertes de ces messieurs. Et la rue ne sera pas envahie par les citoyens mécontents.

Car l'Omni-président a sorti de son chapeau le discours “vérité” : tout va aller de mal en pis, mais je suis LA.

Au fait, en passant, à quoi servent les parlementaires, puisque tout se décide depuis l'Elysée et qu'un conseiller à plus de poids qu'une assemblée élue ?

Peut-être ne sommes nous plus en république et à l'insu de notre plein gré.

JP Bernard - PRG 29

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Derniers jours avant la récession

Posté par prgbrest29 le 29 septembre 2008

Logo Fortis Banque Luxembourg

Sources : marianne2.fr et France inter

« Les Etats-Unis vont connaître la pire récession depuis 40 ans. Moins trois pour cent pendant 18 mois. » Qui parle ainsi ? Un grand économiste américain, interviewé dans les Echos. La récession aux Etats-Unis parait assurée, pour une raison très simple : les Etats-Unis qui ne vivent que dans l'endettement doivent en ce moment apurer leurs dettes, nettoyer les écuries, se débarrasser de leurs mauvaises dettes avant d'en faire de nouvelles. A moins que les ménages américains se mettent soudain à épargner, ce qui est assez improbable. Donc l'économie américaine, à moins d'un miracle, va entrer en récession.
D'où la question subsidiaire : l'Europe va-t-elle entrer aussi en récession ? Il faut dire que malgré tous les appels à la confiance, à la sérénité et au moral des économistes, des hommes politiques, des banquiers (ah ! les banquiers ! jamais ils n'ont été aussi confiants les banquiers !) quelques signes laissent présager de lendemains moroses. D'abord, la quasi faillite de Fortis, première banque belge, seconde banque néerlandaise, premier employeur privé en Belgique. Fortis avait racheté il y a un an tout juste, la banque ABN, pour la somme de 24 milliards d'euros. Aujourd'hui elle en vaut 13 à peine. Il y a un an, elle affichait 445 milliards d'euros d'actifs. Aujourd'hui… qui sait ce que valent ses actifs !
Ensuite, il y a la faillite de Bradford et Bingley, un fonds britannique spécialisé dans l'immobilier, que la Grande Bretagne devrait nationaliser après avoir nationalisé, vous vous en souvenez, la Banque Northern Rock.

La crise n'épargnera pas la France

Evidemment, la France ne sera pas épargnée. Si l'Europe entre en récession, la France aussi. Les banques françaises sont-elles plus solides que les banques anglaises ou allemandes ? Oui, car elles sont polyvalentes et moins engagées dans l'immobilier. Mais elles sont très engagées dans les produits dérivés, les produits assurantiels : et si le marché des crédits hypothécaires fait sombrer le marché des produits dérivés… Ce sera une crise profonde, type 29. On n'en est pas là.
En 29 on avait dit que seule la Russie isolée avait échappé à la crise. Aujourd'hui aucune économie n'est isolée et certaines souffriront plus que d'autres : celles des pays pauvres notamment, déjà matraquées par la hausse du pétrole et des matières premières.

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